malik joyoux rest in peace

malik joyoux rest in peace
Malik Joyeux, sans doute l'un des meilleurs surfers de gros, s?est noyé vendredi dernier, le 2 décembre à Hawaii.
C'est en s'adonnant à sa passion sur la gauche de Backdoor que le jeune Tahitien a trouvé la vague plus forte que lui. Celle qui l'a tué. Il n'en était pourtant pas à sa première et il était loin d'être un débutant, mais les circonstances ont fait qu'il n'a pas pu se relever de celle-ci.


La scène :

Ce jour-là, Backdoor roulait des vagues de 10 à 12 pieds (soit 2m50 à 3m). Malik s'est élancé sur l'une d'elle mais n'a pas réussi à caler sa board sur le rail intérieur pour tuber. Il a donc tenté de la descendre pour la reprendre depuis le bas, mais un bottom un peu tardif lui aura sans doute fait perdre de la vitesse. La vague a été plus rapide. Elle a roulé sur lui et la lèvre l'a écrasé. Seule la planche de Malik est ressorti de la moulinette, brisée en deux. On a pas retrouvé le jeune homme tout de suite. On suppose qu'il ne portait pas de leash, ce qui a compliqué les recherches.
Il y avait des dizaines de personnes tout autour. Une foule de gens regardait depuis le sable et des surfers rôdaient en ramant, mais aucun ne savait vraiment si Malik avait disparu sous l?eau, ou s'il avait « atterri » sur la plage.

Comme l'affirment certains témoins oculaires de la scène, Malik est sans doute resté sous l'eau pendant une bonne quinzaine de minutes. Son corps a été recraché par l'océan à environ deux cent mètres au nord du spot, sur Pupukea.
Quand les sauveteurs l'ont récupéré, tous les moyens mis en œuvre n'ont pas suffit à le ramener à la vie.
Malik Joyeux avait 25 ans. Il était un grand surfer, aimé et respecté de tous, et avait reçu en 2003 le « Billabong XXL Tube of the Year »

Il nous manquera.

Je trouve que mourir c'est tragique mais mourir pour ce que l'on aime ça l'est moins. Malik connaissait les risques mais quand on goutte au surf on ne peut plus s'en passer et le danger rend la chose encore plus atrayante. C'est ainsi que je vois la chose.

Rest in peace Malik ...
_____________________________

Article du site officiel d'Oxbow


Pas d'image spéciale pour ce 250e article mais plus tot un hommage a un surfeur polynesien. Petit hommage aussi à tous les polynesiens qui perdent une de leur plus grand surfeur.

Malik Joyeux, surfeur professionnel tahitien âgé de 25 ans, et depuis deux ans dans le team Oxbow, s'est noyé vendredi 2 décembre à 10h30 après avoir été balayé par une vague sur le spot de Pipeline sur le North Shore d'Oahu, à Hawaii. Malik, originaire de l'île de Moorea en Polynésie française, n'a pas survécu après avoir passé entre 10 et 15 minutes sous l'eau.
Il a subit un violent wipeout alors qu'il ridait une vague d'environ 2,50 mètres, selon le photographe Bruno Lemos qui se trouvait sur la plage au moment de l'accident. Selon lui, la lèvre s'est abattue sur lui alors qu'il était dans le tube, cassant sa planche en deux et arrachant son leash. Ne le voyant pas remonter, de nombreux surfeurs et photographes témoins de la scène ont plongé pour tenter de le retrouver. Son corp est réapparu sur la plage de Pupukea à droite de Pipeline 10 à 15 minutes plus tard. Après des tentatives de réanimation, il a été transféré à l'hôpital de Kahuku où son décès a été déclaré.
Une soixantaine surfeurs sont sorti de l'eau pour former un immense cercle sur la plage et prier. Malik Joyeux était probablement le meilleur surfeur que la Polynésie ait engendré. Il avait débuté dès l'âge de huit ans.

En 2003, il avait remporté le prestigieux Billabong XXL Tube of the Year en ridant la plus gros tube jamais surfé. L'an dernier, il avait multiplié les parutions et les unes de magazines. En 2005, il s'était définitivement affirmé comme le maître de Teahupoo lors des dernières grosses sessions avec son équipier de tow-in, Manoa Drollet.

Toute la communauté surf témoigne son chagrin et sa sympathie à ce surfeur qui n'avait d'égal à son courage que sa gentillesse. Il était aimé de tous. Il restera à jamais dans nos c½urs.

# Posté le mardi 30 mai 2006 22:49

le surf c qoi o fét ??????,

le surf c qoi o fét ??????,
Le Surf


Le surf est un sport qui consiste à glisser sur les vagues, en bord de mer, debout sur une planche. Le surf se pratique sur des spots, des plages qui sont baignées par de hautes vagues.

Historique
C'est dans le Pacifique, plus précisement à Hawaï que le surf est né. Pratiqué depuis le XVe siècle, il représentait un élément important et constitutif de la vie et de l'organisation de la communauté de l'île. Selon la légende, avant d'être un sport, le surf était réservé aux postulants du trône et permettait, par le biais de duels, d'obtenir un rang élevé dans la communauté.
L'explorateur James Cook (1728-1789) fut l'un des premiers à faire la découverte de ce sport lors de l'une de ses expéditions : il apercut des polynésiens profitant des vagues du Pacifique, non pas en canoë, mais à l'aide de longues planches taillées dans un tronc d'arbre (He e'nalu en hawaïen ou « chevauchement de la vague »).
Malheureusement, le XIXe siècle marqua le « creux de la vague » dans l'histoire du surf, car sa pratique sera interdite par les américains lors de la colonisation des îles d'Hawaï. En effet, certains missionnaires auraient été choqués par la façon dont les autochtones pratiquaient ce sport, à savoir presque nus.
C'est grâce à Duke Kahanamoku ([1]) que le surf réapparait dans les îles d'Hawaï, au début du XXe siècle. Le surf se répandit alors à la même époque aux États-Unis et en Australie, puis explosa dans les années 1950 et 1960 grâce aux progrès de fabrication des planches.
Les premiers championnats du monde professionels débutèrent en 1970.
En France, c'est Peter Viertel qui importa le surf en 1956 en remarquant les vagues de la côte basque.

La planche de surf

Les planches de surf sont aujourd'hui généralement réalisées en résine synthétique.
Les long boards sont les premières planches apparues et descendent d'une longue tradition hawaiienne.
Les short boards (planches courtes en anglais) sont apparues dans les années 1960-1970. Plus légères, plus effilées au niveau du nez, plus fines, elles sont beaucoup plus maniables et offrent une liberté beaucoup plus importante au surfeur dans sa trajectoire et les figures qu'il peut réaliser.

Techniques

Autre surfer
Le surfer se tient généralement allongé à plat ventre sur sa planche, les bras de part et d'autres. Il rame (comme en crawl) quand il détecte une vague qu'il souhaite surfer afin d'acquérir une vitesse suffisante pour que la vague puisse l'emporter. Quand il sent la vague le soulever, il rame plus rapidement puis pousse avec ses mains à plat sur la planche afin de se redresser. En même temps qu'il redresse son buste, sa jambe gauche (pour un regular) vient se placer devant et sa jambe droite à l'arrière de la planche. Il adopte une posture penchée sur ses jambes fléchies. Une fois debout, les bras servent essentiellement à maintenir l'équilibre et aider à changer de direction. Les jambes jouent un rôle d'amortisseurs et contrôlent l'assiette de la planche.

On désigne généralement par regular un individu qui se tient sur la planche pied droit en arrière. Les personnes se tenant pied gauche en arrière sont appelés goofie. Le pied arrière est généralement le pied sur lequel on prend appel lorsqu'on saute. Généralement, les droitiers sont goofies et les gauchers sont regulars mais ce n'est pas toujours le cas.


Shortboard

La discipline la plus connue et la plus populaire se pratique sur des planches de 1,80 m à 2,40 m dont le nez est pointu. En compétition, elle consiste à réaliser des figures dont la difficulté et la qualité d'exécution détermine le score du compétiteur. Le surfeur cherche généralement à chevaucher (ride en anglais) la vague perpendiculairement à son axe. On ne surfe dans l'axe de la vague qu'au départ (take-off) pour prendre de la vitesse. Sur certains spots, la taille des vagues permet de surfer à l'intérieur du rouleau. Cette figure, appelée tube est l'une des plus spectaculaires du surf.


Longboard

Le longboard se pratique avec des planches plus longues que la moyenne (la taille « réglementaire » pour ce type de planche étant 9 pieds, soit environ 2m76) et au nez arrondi. Celles-ci sont plus stables mais n'offrent pas la maniabilité de surfs plus courts. Ce type de surf, davantage dans la glisse que dans la radicalité des figures, nécessite une adaptation continue de la position du longboarder (nom donné aux surfers de longboard). Lorsque celui-ci sent sa vitesse se ralentir par rapport à la vague, il doit marcher vers l'avant de sa planche afin d'augmenter la vitesse de celle-ci et vice-versa. La taille et la stabilité du long board offre la possibilité au surfeur de prendre des poses très théâtrales sur la planche, seul voire en couple !

Terme galvaudé : À l'oral, le mot longboard désigne parfois un type de planche à roulette nommé longskate.


Bodyboard

Le bodyboard est une planche courte d'environ 40 pouces de long (1m) flexible, dont une partie du revêtement extérieur est souple (mousse polyéthylène). Mise au point par le californien Tom Morey en 1971, elle est le plus souvent utilisée en position allongée (prone), le bodyboardeur s'aidant d'une paire de palmes courtes pour essentiellement exacerber la précocité des départs. D'autres préferent le drop knee qui consiste à poser un genou sur la planche.

Le bodyboard se différencie du surf surtout par la spécificité de son répertoire de man½uvres ; man½uvres souvent spectaculaires, complexes qui revendiquent d'excellentes qualités gymniques.

Accessible à tous, quelques jours suffisent pour commencer à maîtriser sa planche et découvrir les premières sensations de glisse. Par contre, la maitrise de ce sport demande beaucoup d'investissement et les professionnels de la discipline en font de plus en plus une discipline extréme, aérienne et exigeante sur le plan physque.

Le choix de son bodyboard se fait en fonction de sa taille et de son poids (le poids adapté est indiqué par le fabriquant, pour la taille, le bodyboard doit arriver au nombril du bodyboarder), ainsi que de l'application finale de la planche. Pour un adepte du Drop Knee, la planche sera plus fine et plus longue. De plus, la géométrie des rails (bords) précise s'il s'agit d'une planche plus facile, souple d'utilisation ou plus réactive.


Bodysurf

L'apparition du bodysurf est antérieure à celle du Surf. Le bodysurf consiste à surfer la vague avec son corps.

C'est une discipline exigeante qui met en exergue le respect fondamental de la nature et la confrontation directe avec l'océan.


Skimboard

Le skimboard consiste à surfer une vague en se lançant de la plage. Utilisant une planche très courte, fine et dépourvue de dérive, le skimboardeur utilise pour se lancer la fine pellicule d'eau laissée par la vague qui se retire de la plage pour aller percuter la vague suivante en réalisant des figures très similaires à celles du surf.


Kneeboard

Spécialité proche du shortboard, le kneeboard se pratique à genoux sur une planche légèrement plus courte, mais plus large. C'est une discipline intermédiaire entre le surf et le bodyboard puisque le pratiquant s'aide de palmes pour faciliter les départs mais reste à genoux durant toute la durée de ses prestations. Les man½uvres effectuées en kneeboard sont les mêmes qu'en surf.


Surf Tandem

Le surf tandem vit le jour en 1920 avec les « Beach boys » de Waikiki qui emmenaient les touristes sur leurs planches pour un tour dans les vagues d'Honolulu.

Pendant très longtemps ils se contentèrent de les aider à se lever voire de les asseoir sur leurs épaules. Deux légendes du surf , Pete Peterson et Lorien Harrison vinrent à Hawaii en 1931 et découvrirent le surf tandem. Ils revinrent en Californie l'année suivante et commencèrent la pratique de cette discipline à Malibu et Corona del mar. Leurs premiers portés étaient très basique comme les 15 premiers actuellement sur la « chart list ». En 1963 beaucoup de couples réussissaient déjà à passer des portés comme le « Side » et ce n'est qu'en 1970 que la totalité des portés américains furent réalisés sur une planche.

Depuis 1970 Steeve et Barrie Boehne ont sillonné le globe pour développer ce sport et enseigner la technique des portés lors de festivals comme celui de Biarritz. En 1996 Christophe Reinhart remporta l'épreuve et fut le premier Français à pratiquer cette discipline à haut niveau. Depuis 2000 on compte presque dix couples d'assidus en France et les deux dernières épreuves de ce festival ont même été remporté par l'un d'eux.

La fédération Française de surf à reconnu depuis 2003 le surf tandem au sein de son fonctionnement et compte maintenant sept épreuves par ans. La discipline ne cesse de progresser par le nombre grandissant de couple licencié mais aussi par une recherche tant du coté règlement qu'artistique (invention de nouveaux portés).

# Posté le mardi 30 mai 2006 22:57

un pti lexique pour lé surfeur

un pti lexique pour lé surfeur
Un ptit dico pour commencer et éviter de ce demander la signifiquation de quelques mots !!!



A

Aérial : décollage au dessus de la vague.
ASP : association des surfers professionnels

B

Back side : position dos à la vague.
Barrel : vague tubulaire dans laquelle le surfeur peut entrer.
Barre : zone de vagues à franchir pour aller à l'outside .
Beachbreak : vague cassant sur un fond sablonneux au bord.
Bodysurf : sport qui consiste à nager dans les vagues
Bottom turn : virage en bas de la vague.
Bottom : surface inférieure de la planche.
Bowl : peak parfait formant un V, droite et gauche.
Back wash : ressac du bord vers le large.

C

Clapot ou choppy : mer avec des clapots (vaguelettes) dus au vent on shore
Close-out : instant où la vague ferme, où elle s'écrase de tout son long.
Cut back : virage intérieur qui permet de retourner au contact de la mousse et de repartir dans le
sens du déferlement de la vague.

D

Deep inside : être loin dans le tube
Droite : vague déroulant vers la droite (vu de l'eau)
Duck dive ou "Canard" : c'est l'action de passer sous la vague qui arrive de face
pour rejoindre l'outside

E

Epaule : prolongement plus ou moins tendu de la vague sur laquelle se pratique le ride.

F

Floater ou Floaty : longue glissade sur la lèvre de la vague.
Fly out : sortie de vague aérienne.

G

Glassy : mer et vagues lisses.Conditions idéales
Gauche : vague déroulant vers la gauche (vu de l'eau)
Guéthary : spot de gros en france
Gun : longue planche effilée pour les très grosses vagues
Goofy : position sur la planche pied droit devant

I

Inside : zone d'impact de la vague située le plus près du bord.

J

J-Bay : Jeffrey's bay, spot (en Afrique du sud, coté océan indien)

K

Kick out : sortie de vague par la crête en s'éjectant derrière la vague (utilisée lorsque la vague
ferme)

L

Lambok : île d'indonésie
Long Board : planche de surf grande taille (+ de 2,75m)
Leash : cordon qui sert d'attache entre le surfer et sa planche; se fixe à la cheville.
Line up : zone où le surfer attend la vague pour démarrer.
Lip : lèvre de la vague.

M

Makaha : plage hawaiienne célèbre pour ses backwashs et son bowl
Mushy : mer et vagues désordonnées.
Malibu : plage célèbre de californie où le surf s'est développé dans les années 50

N

Nose : nez de la planche.
Nose riding : l'action de surfer en étant positionner sur le nose (longboard)
Nose guard : embout de protection et de sécurité sur le nose du surf

O

On shore : vent du large applatissant les vagues et rendant la surface de la mer "clapoteuse"
Off shore : vent de terre creusant et lissant les vagues
Off the lip : sur la lèvre de la vague.
Outside : zone d'impact de la vague située au large.

P

Pads : antidérapant
Peak : endroit où la vague commence à dérouler
Zone de démarrage du surfer où il effectue son Take-Off
Pipeline : spot célèbre du north shore
Plug : axe en plastique perforant le bodyboard ou le surf à l'avant et servant à fixer le leash sur la planche.

Q

Queensland : spot s'australie
Quiver : jeu de planches pour différentes conditions de surf

R

Rail grab : figure qui consiste à attraper le rail de la main arrière dans un tube.
Rails : surfaces latèrales de la planche formant un angle (équivalent au quarts en ski)
Rame : technique qui permet d'aller au peak puis de prendre une vague
Reef : zone de surf au fonds rocheux ou coralien
Reentrie : roller à la jonction où la vague ferme.
Regular ou natural : position sur la planche pied gauche devant
Roller : virage en haut de la vague qui vient frapper le haut de la lèvre.
Round Tail : Tail aux angles arrondis, en forme de U.
Rounded rails : rails arrondis sur l'avant de la planche.

S

Session : moments passé à l'eau
Série : groupe de plusieurs vagues qui arrivent à une fréquence
plus ou moins rapprochée les unes des autres
Set : série de grosses vagues.
Shape : forme donnée au pain de mousse lors de la réalisation du surf.
Shore break : Beachbreak sur le bord de plage .
Shortboard : planche de surf classique .
Shorty : combinaison manches courtes et jambes courtes en Néoprène .
Single : planche de surf à une dérive.
Snap : cut back avec dérapage de l'arrière de la planche.
Spot : un lieu qui offre des conditions permettant le surf .
St Leu : spot de l'océan indien (ile de la Réunion)
Swell : houle

T

Tail : partie arrière de la planche (pintail: arrière pointu; round tail: arrière rond).
Take off : moment où le surfer se lève sur la planche pour démarrer sur la vague (
Tavarua : île célèbre
Teahupoo : spot célèbre (Tahiti)
Template : cotes d'une planche de surf.
Tube : lorsque le surfer est recouvert par la lèvre de la vague.
Tunnel : large cavité se trouvant dans la partie inférieure arrière de la planche.
Thruster : planche de surf à 3 dérives.
Twin fin : planche de surf à 2 dérives.

V

Vent Off Shore : vent de terre qui lisse et creuse la vague offrant les meilleures conditions de surf
Vent On Shore : vent de mer écrasant le dos de la vague. Conditions de surf médiocres.

W

Wax : paraffine que l'on étale sur la planche pour ne pas glisser.
Wetsuit : combinaison en Néoprène.
Wipe out : chute dans l'impact de la vague.
WCT : World championship tour, le TOP44, la division 1 du surf
WQS : world qualifying serie : division 2 du surf

Z

Zone d'impact ou Point Break : endroit où tombe la lèvre.
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# Posté le mardi 30 mai 2006 23:03

Modifié le mercredi 31 mai 2006 11:25

l'histoire du surf mondial

l'histoire du surf mondial
Formidables navigateurs, partis des Marquises et de Tahiti, les polynésiens vont investir les Îles Sandwichs dans des temps fort reculés, difficiles à définir, au début de notre ère le plus vraisemblablement. Le surf est alors un véritable rite social et religieux autour duquel s'agence le fonctionnement de la communauté. Les meilleurs surfeurs sont consacrés rois sur leurs planches géantes en bois de Koa.

A l'arrivée des Européens en 1778, la culture Hawaïenne va subir une véritable destruction. La population, décimée par les épidémies et l'exclusion va passer de 350 000 à 30 000 à peine. A la fin du XIXème siècle, le surf disparaissant totalement de l'archipel Hawaïen.

Sous l'impulsion des pittoresques Beach-boys, il va renaître sur la plage de WAIKIKI au début des années 1900, grâce à Georges FREETHEN et surtout à Duke KAHANAMOKU (champion Olympique de natation en 1912), il va se mondialiser pour atteindre les U.S.A. et l'Australie et devenir très vite le second sport aquatique de la planète.

Encore mal défini (planche de rame, moyen de sauvetage, jeu festif et touristique) le surf va connaître une évolution significative sous l'influence de Wally FROISETH, John KELLY et Woody BROWN avec la création du HOT CURL MODEL, planche en bois rouge, beaucoup plus étroite permettant de surfer la vague en travers.
Dès 1939, de téméraires pionniers vont s'attaquer au lugubre NORTH-SHORE de l'Île d'OAHU. Ces folles tentatives seront endeuillées en 1943 par la disparition du jeune Dick CROSS à WAÏMÉA.

Pendant l'entre-deux guerres c'est le boom du surf en Californie. L'automobile permet la découverte de spots, le commerce des planches s'installe. Le "Balsa", léger, va remplacer le séquoia.

Pendant la deuxième guerre mondiale le tissu de verre et la résine polyester apparaissent. Le génial Bob SIMMONS , à qui l'on attribue la paternité de la planche moderne va faire évoluer les shapes tandis que Joe QUIGG et Mat KIVLIN mettent au point le glaçage.

Après Waïkiki, c'est à Malibu, en Californie, que se passent les choses et se développent, en particulier, les fameuses Malibu-boards. Le cinéma s'intéresse aux surfeurs comme DORA, EDWARDS, WEBER qui deviennent des stars. Le style évolue et devient théâtral avec le HOT-DOG-STYLE. Les premières planches en mousse et résine sont fabriquées par le shaper Hobie ALTER et le chimiste Gordon CLARK.

Décontenancés par le tour hollywoodien que prend le surf à Malibu, attirés par une photo montrant George DOWNING, Wally FROISETH et Woody BROWN dans une vague géante à MAKAHA, certains vont refaire d'HAWAÏ le lieu de tous les challenges. Brisant les tabous, équipés de planches géantes ("Elephant Guns !"), les big-waves riders, watermen d'exception que sont Greg NOLL, Buzzy TRENT, José ANGEL, Mikie STANG, Pat CURREN vont s'attaquer aux monstres de WAÏMEA en 1957. Phil EDWARDS, pour sa part fera sauter des barrières psychologiques en 1961 en osant PIPE-LINE jugée jusque là impossible car trop dangereuse.

En Australie, le surf a pris du retard tandis qu'au début des années 60 les compétitions vont fleurir en Californie et sur la Côte Est des U.S.A. Pour la première fois des "sponsors" vont investir dans le surf, et en 1962 la première compétition internationale se déroule à MAKAHA, à HAWAÏ. Les premiers championnats du Monde ont lieu en 1964, en Australie. Ils sont remportés par le local Midget FARRELY. Dès 1966, grâce au shaper Mac TAVISH, au designer George GREENOUGH et au surfeur Nat YOUNG, les planches raccourcissent brutalement : c'est la SHORT BOARD EVOLUTION et la mort du Hot-Dog-Style, du Nose et des Malibu-boards. On cesse de surfer la planche pour surfer la vague. Nat YOUNG devient champion du Monde en 1966. Les australiens comblent leur retard sous son impulsion et dominent le surf mondial.

A Hawaï, le génial Dick BREWER crée des mini-guns (pocket -rocket) planches révolutionnaires par leurs courbes, fiables et dociles, permettant d'attaquer des vagues aussi rebutantes que Pipe-Line avec plus de sérénité. C'est la SHORT BOARD révolution, le véritable avènement de la planche moderne. La multiplication des compétitions va, dans l'émulation, créer une radicalisation de la manière de surfer, surtout dos à la vague (back-side) avec Raulf AURNESS puis Wayne LYNCH. Les premières Twin-Fin, planche à deux dérives conçues pour le petit surf apparaissent.

A la fin des 60's et au début des 70's une formidable spirale du changement et de la contestation va ébranler les sociétés occidentales. Le Surf, comme le reste, va refuser toute forme d'autorité et de règles. Les voyages, les expériences diverses, la quête de la vague parfaite et du Tube, l'usage des stupéfiants, vont devenir les ingrédients de cette auberge espagnole qu'est le SOUL-SURFING.

Dans cette mouvance, Pipe-Line la sauvage va devenir le centre nerveux de la planète surf. Formidablement surfée par l'hawaïen Gerry LOPEZ, cette vague magique et ultra médiatisée s'impose comme le cadre idéal pour assurer la promotion du surf business. Ironie du sort, le temple le plus pur du surf va aussi devenir celui des marchands et logiquement, voir naître le surf professionnel. Un formidable coup de pouce sera donné à ce circuit balbutiant en 1974, dans l'épreuve du Smirnof à Waïméa. L'Hawaïen Réno ABELLIRA triomphe dans des vagues de près de dix mètres.

Le circuit mondial voit le jour en 1976, mis en place par Fred HEMMINGS. Le premier à remporter le titre mondial professionnel est l'australien Peter TOWNED. S'instaure alors un combat permanent, du fait essentiellement des australiens, pour mettre fin à la suprématie des Hawaïens.

En 1976, en attaquant le Pipe de dos comme jamais personne ne l'avait fait auparavant, une poignée de jeunes iconoclastes australiens et Sud-africains (Rabitt BARTHOLOMEW, Marks RICHARDS, Shaun et Mickael THOMSON) vont faire passer le surf d'expression artistique au statut de sport à part entière. La réponse d'hawaïens de talent (Buttons KALUIHOKALANI, Larry BERTEMAN, Mark LIDELL, Dane KEALOHA, Mike HO) est immédiate. Sur les STINGERS, planche présentant un fort décrochement sur la partie arrière, ils vont utiliser les mouvements du SKATE-BOARD, radicalisant le surf.

Mark RICHARDS sur sa TWIN-FIN, va dominer le circuit mondial de 78 à 82, contesté par le fantasque Cheyne HORAN.

En 1981, le géant australien Simon ANDERSON, gagne le Pipe-Masters en imposant au monde entier l'incroyable fiabilité de son THRUSTER, planche à trois dérives ou TRI-FIN, jamais dépassé à ce jour.

En 1979, le Lacanau-Surf-Club se lance dans l'aventure du circuit professionnel en créant le LACANAU-PRO. Parallèlement, l'I.S.A. (International Surfing Association) renoue avec les Championnats du Monde amateurs.

En 1980, ils sont organisés par la France à Hossegor et Biarritz. Le français Arsène HAREHOE y prend une brillante 4ème place.
En 1983, Hawaï crée la Triple-Crown, combiné des trois épreuves hawaïennes. Cette couronne prestigieuse va longtemps rester une affaire de famille pour les frères Ho mais les Australiens Garry ELKERTON et Tom CARROLL seront aussi vainqueurs.

En 1985, le Californien Tom CURREN devient champion du Monde professionnel après l'avoir été chez les amateurs. La fluidité de son style va influencer une génération. Il récidivera en 1986 et 1990.

En 1986, le Français Vétéa DAVID devient champion du Monde Junior et le Brésil première Nation au Monde par le nombre de ses pratiquants.

En 1989, il y a 25 compétitions dans le circuit A.S.P. dont trois en France (LACANAU, HOSSEGOR et BIARRITZ). Le Journal Sud-Ouest crée sa triple-crown, le SUD-OUEST-SURF-TROPHY dont le premier vainqueur est Tom CURREN.

Au même titre qu'Hawaï vis à vis des U.S.A., Tahiti obtient un statut sportif indépendant. Le tahitien Heifara TAHUTINI fête l'évènement en devenant champion du Monde amateur, en 1990 au JAPON.

La bodyboardmania déferle sur la France. La petite planche en mousse crée par Tom MOREY en 1971 facilite l'accés à la glisse puisqu'on y reste allongé. En réaction, on assiste à un renouveau du long-board comme retour à l'authenticité et un circuit mondial se met en place en 1988, remporté par le vétéran Nat YOUNG. Une compétition réservée au Big-Wave Riders est crée à Waïméa à la mémoire du légendaire Eddie AÏKAU, disparu en mer lors d'un héroïque sauvetage. Avec trois victoires dans le Pipe-Masters, Tom CARROLL rentre dans l'histoire et après Butch VAN ARTSDALEN, Jock SUTHERLAND, et Gerry LOPEZ, devient le 4ème Mister Pipeline.

La machine à shaper se généralise signant à plus ou moins long terme la mort du shape artisanal. Malgré un développement des sports de "glisse" (terme inventé par le français Yves BESSAS dans les 70's), le circuit A.S.P. se rétrécit comme une peau de chagrin, ne comptant plus en 1992 que 11 épreuves.
Cette même année la France organise les championnats du Monde amateur à LACANAU. Le Bodyboardeur Nicolas CAPDEVILLE est sacré champion du Monde, l'Equipe de France est sixième par équipe et Jacques HELE, Président du Lacanau Surf Club se voit confier les rênes de l'I.S.A.

Succédant au consensuel Tom CURREN, le floridien Kelly SLATER décroche le titre professionnel 92 dans une surmédiatisation frôlant l'indécence. Son surf acrobatique va entraîner un phénomène de mode sans précédent. Cependant en 1993, Derek HO va enfin offrir à Hawaï sa première couronne mondiale, insufflant dans un circuit A.S.P. parfois peu crédible, un zeste d'authenticité des plus rafraîchissants, mettant enfin provisoirement un terme à l'hégémonie des surfeurs australiens et américains sur le circuit pro.

SLATER confirme ses extraordinaires qualités en remportant à nouveau ce titre en 1994, 1995, 1996, 1997 ,1998. En empochant la couronne mondiale à six reprises, SLATER pulvérise le record établi par Mark RICHARDS.
En 1995, la distinction Amateur-Professionnel tombe et l'A.S.P. doit composer avec l'I.S.A. (International Surfing Association présidée par le français de Jacques HELE) qui espère voir le Surf faire son apparition olympique aux jeux de Sydney en l'an 2000.

Les espoirs seront malheureusement déçus.
Les médias proposent une image ultra restrictive de la pratique, celle de la compétition.

Une alternative se manifeste de plus en plus précisément avec le retour en force du Big Wave Riding. En 1998 le plus gros swell de l'histoire touche le NORTH SHORE, la trilogie WAIMEA BAY (Hawaii, Oahu) , MAVERICKS (Californie, San Francisco) , TODOS SANTOS (Mexique, Basse Californie) est le lien de tous les challenges et du K2 challenge que remporte l'américain Taylor KNOX sur une vague dantesque à TODOS SANTOS.

Les concavités de TEAHUPOO à TAHITI concurrencent désormais celles de PIPELINE.

Incontestable pionnier du TOW-IN(surf tracté) l'hawaïen Laird HAMILTON, dans cette folle spirale va définitivement clore la surenchère en prenant le 17 août 2000 une vague phénoménale, sûrement la vague de l'an 2000, sans doute la vague du siècle.
En 2000, quelques maudites secondes de trop, privent le français Fredéric ROBIN du titre mondial sur la plage de Maracaïpe au Brésil.

En février 2001,Mickaël PICON au Brésil est le premier français à remporter une épreuve W.Q.S, et de prendre provisoirement la tête du circuit PRO..

Les sports de glisse aquatiques sont devenus comme beaucoup d'autres activités de nature, l'enjeu d'intérêts économiques rivaux qui oublient parfois les valeurs prônées par le mouvement sportif. Dans ce contexte, la tâche de la FÉDÉRATION FRANCAISE DE SURF (crée en 1964) se complique d'année en année, l'obligeant à une perpétuelle évolution.

Le mot "SURF" devient générique s'appliquant aussi bien à l'opportunisme politique qu'à la planche à voile ou à une forme nouvelle de ski sur neige...
L'avenir dira s'il s'agit d'un effet de mode ou d'une évolution plus profonde et durable qui espérons-le, ne reniera jamais tout à fait son essence : un jeu fabuleux entre l'homme et la vague, une conquête de l'inutile ...
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# Posté le mardi 30 mai 2006 23:09

Modifié le samedi 22 juillet 2006 10:56

l'ASP

l'ASP
Association of Surfing Professionals
c'est en quelque sorte la fédération internationnale de surf, qui est chargée d'organiser les compétitions professionelles.
c'est la plus grande assaciation internationale en surf. souvent critiquée pour son aproche de la compétition, voulant en faire un business, l'ASP se fait par moment en effet un peu trop prendre dans le phénomène "mode" du surf. les médias en parlent de plus en plus, tout le monde veut se mettre au surf, certain ne savent rien de ce qu'est le surf...donc petit coup de gueule, le surf n'est pas une mode c'est un esprit.
donc pour revenir a l'ASP, elle se concentre entièrement sur le shortboard, et est en conséquent beaucoup critiquée par les longboardeurs.
l'ASP s'occupe des 2principaux circuit pro. le WQS (World Qualifing Series) qui regroupe la majorité des surfeurs professionels, leur permettant de se confronter dans différentes compétions afin d'obtenir leur qualification pour le WCT, la ligue 1 du surf, même si je déteste le foot faut bien fair une comparaison.
vient ensuite le WCT (World Championship Tournament), la compétition de l'élite mondiale surf. le WCT est le circuit du top 44, comportant normalment 44 surfeurs mais avec les wild card il en comporte un pe plus, rarement plus de 47. a la fin de chaque saison, les premiers du classement restent, les derniers sortent, logique.
le WCT est composé de 12étapes a travers le monde...
-2étapes en australie (gold coast et bell's beach)
-1étape a tahiti
-1étape au fiji
-nouvo format de compétition proposé par rip curl, une étape ki change chak anné de lieu, pour l'anné 2005, le top 44 était à St Leu à la réunion
-1étape en afrique du sud
-1étape au japon
-1étape en californie
-1étape en france
-1étape en espagne
-1étape au brésil
-et enfin une étape, la plus préstigieuse, a hawaii, le pipeline pro

# Posté le jeudi 01 juin 2006 19:16